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  • laurenceedy

« MES » CLIENTS PEUVENT REMERCIER « MES » ÉTUDIANTS




Au moment de débuter mon activité de conseil en communication freelance, j’ai accepté d’intervenir dans une, puis deux écoles d’enseignement supérieur. J’ai ensuite sollicité la troisième et les deux dernières sont venues vers moi. Ce qui a débuté comme une activité complémentaire, est devenu mon deuxième métier, que je n’abandonnerai pour rien au monde !


Et pourtant, j’ai entendu beaucoup de commentaires décourageants dans mon entourage professionnel et personnel. Préparer des cours est chronophage. Ce n’est pas très bien rémunéré par rapport aux honoraires habituels de conseil. Les jeunes aujourd’hui sont difficiles à intéresser, etc.

Si j’ai parfois eu des doutes, parce que oui, préparer un séminaire de 2 jours sur les relations publiques pour des 5e année demande du temps. Réussir à capter l’attention d’un groupe de 35 jeunes un vendredi après-midi en leur parlant de KPI n’est pas une sinécure. La satisfaction de transmettre des savoirs et des expériences va au-delà de ces quelques péripéties.


Une remise en question permanente

Intervenir auprès d’étudiants signifie s’adresser à des presque professionnels qui ont pour la plupart déjà effectué des stages ou sont en alternance. Ils ont donc des connaissances qui peuvent compléter les miennes.

Ils ont souvent une vision pleine de fraîcheur des métiers de la communication. Les questions posées me forcent à sortir du jargon professionnel. Si eux ne me comprennent pas, il est fort probable que mes interlocuteurs chez mes clients, qui désormais sont rarement des communicants, ne me comprennent pas non plus. Reformuler, expliquer, entrer dans les détails pour convaincre du bien-fondé d’une réflexion ou d’actions à mener force à y entrer en profondeur.

Cette fraicheur s’évalue aussi avec certaines remarques pleines de bon sens sur le bien-fondé de pratiques qui finalement, ne sont plus pertinentes. Les deux dernières années ont bouleversé beaucoup de métiers, bousculé des habitudes et des certitudes. Avoir la capacité d’expliquer ces changements à la génération qui va vraiment mettre en œuvre toutes les évolutions de la communication s’avère passionnant.

Les consommateurs et les citoyens ont de nouvelles attentes, de nouvelles habitudes de consommer l’information, de nouvelles exigences quant aux marques. Les pratiques de tous les métiers de la communication ont changé et, grâce à mes interventions j’ai pu mesurer l’ampleur des réflexions dans le secteur, la capacité d’adaptation des agences d’évènementiel et aussi, malheureusement, le retour en force du greenwashing.

Finalement, ce sont aussi mes pratiques que je remets en question et que j’adapte, en pleine conscience.


Une veille quotidienne

Au-delà de la remise en cause de mes pratiques, enseigner permet aussi de les mettre en perspective. Si la veille a toujours fait partie de mon activité professionnelle, elle est aujourd’hui plus dense, plus variée et réellement quotidienne. Au-delà des tendances, outils et usages des consommateurs, une veille bien orientée nourrit la créativité.


Avec cette impression d’avoir le cerveau remis à jour en continu, forcément, la façon d’aborder une mission de conseil, qu’elle soit sur le long terme ou ponctuelle, est à chaque fois réellement différente.

Mon activité de conseil s’est considérablement enrichit en deux ans, et pour cela, « mes » clients peuvent dire MERCI à « mes » étudiants.


Et pour être exhaustive, dans l’ordre d’apparition chronologique, merci à Audencia SciencesCom’, Brassart, ISEG, Sup de Pub Paris et l’ESDM.

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